

Le concepteur Bruno Vander Elst a mis tout son savoir-faire dans ce préamplificateur phono, en y ajoutant une très grande souplesse de réglage afin d’exploiter au mieux les cellules MM et MC.
L’appareil peut accueillir jusqu’à quatre cellules simultanément : deux en asymétrique sur RCA et deux en symétrique sur XLR, chacune pouvant être configurée individuellement. Une approche rare qui témoigne de l’expertise de Kora dans le domaine de l’analogique.

Le Phono Stage repose sur l’adaptation à la haute fidélité d’un préamplificateur de laboratoire à très faible bruit, doté de caractéristiques particulièrement ambitieuses.
Son module de gain utilise, pour chaque canal, deux transistors MOSFET Super Low Noise de très haute qualité.
Les étages RIAA mettent en œuvre une correction passive dans l’aigu grâce à des capacités en polystyrène et à des résistances Vishay VSRJ à feuille métallique affichant une tolérance de seulement 0,01 %.
Cette correction passive est suivie d’un buffer utilisant un amplificateur opérationnel haut de gamme, puis d’une correction active dans le grave via une boucle de contre-réaction.
L’ensemble est complété par un filtre anti-rumble agissant à 7 Hz (-6 dB) ainsi qu’un système original de démagnétisation de la cellule.
Les quatre entrées, dont deux symétriques, permettent d’ajuster précisément plusieurs paramètres selon la cellule utilisée.
Le gain est disponible selon sept positions : 150, 300, 500, 750, 1000, 1500 et 3000.
L’impédance de charge est fixée à 50 kΩ pour les cellules MM, tandis qu’elle peut être ajustée de 10 à 1270 ohms par pas de 10 ohms pour les cellules MC.
La capacité est également programmable de 0 nF à 1,5 nF.
Enfin, l’appareil dispose de sorties analogiques RCA et XLR symétriques.
Avant tout, ce préamplificateur phono s’est montré remarquablement silencieux.
Cette absence de bruit de fond participe directement à la perception d’un noir profond qui structure la scène sonore et met en valeur les moindres détails de l’enregistrement.
Cette transparence favorise également une dynamique particulièrement réactive, capable de suivre chaque impulsion avec une remarquable vivacité.
Les timbres apparaissent naturels, exempts de déformation ou de distorsion, avec une excellente capacité de différenciation sur l’ensemble du spectre.
Le registre grave impressionne tout particulièrement par sa profondeur, sa tension et son contrôle, sans jamais déséquilibrer la restitution générale.

Sur The Maestro d’Horace Parlan (Steeple Chase), le résultat est spectaculaire.
Les attaques du piano sont franches et nerveuses, tandis que la main gauche révèle toute la richesse de l’enregistrement.
L’album Lotus de Marcel Zanini restitue quant à lui l’urgence et l’énergie du concert avec un réalisme particulièrement convaincant.
Sur Vintage de Jerome Sabbagh, la qualité du pressage est pleinement exploitée : le saxophone apparaît chaleureux, moelleux et parfaitement incarné.
Le plaisir d’écoute est constant et rappelle tout le potentiel émotionnel du support vinyle lorsqu’il est associé à une électronique de très haut niveau.
Le tarif demandé est conséquent, mais le Kora Phono Stage se mesure aux meilleures réalisations du marché sur l’ensemble des critères musicaux.
Ses possibilités de réglage extrêmement poussées, associées à la présence d’entrées et de sorties symétriques, renforcent encore son attractivité.
Kora signe ici une réalisation particulièrement aboutie, incontournable pour les passionnés souhaitant tirer le meilleur de leur collection de vinyles.
Timbre
Dynamique
Scène sonore
Qualité / prix
6
Plaisir musical
8
Facilité d'utilisation
7
Qualité de fabrication
7
Finition : gris minéral
Garantie : 5 ans
Dimensions (L x H x P) : 320 x 91 x 280 mm
Poids : 5 kg
Entrées RCA : 2
Entrées XLR : 2
Sorties : RCA + XLR
Gain : de 150 à 3000
Capacité : de 0 nF à 1,5 nF
Impédance d’entrée : de 10 à 1270 ohms
Anti-rumble : -6 dB à 7 Hz
Fonction supplémentaire : démagnétisation de la cellule

