

La F500S profite de l’expérience de la marque écossaise Fyne Audio. Son haut-parleur coaxial IsoFlare est ainsi particulièrement bien adapté à ce format réduit grâce à son point d’émission unique. Évolution logique de la série F500 qui a lancé la marque avec beaucoup de succès, la gamme comprend cette F500S, les colonnes F501S (2 000 euros la paire), F502S (2 800 euros la paire), une centrale/latérale F500S LCR (600 euros l’unité), et la petite compacte F5S (700 euros la paire), alternative idéale pour un système secondaire ou un espace restreint.
Le haut-parleur emblématique Isoflare de Fyne Audio concentre des décennies d’expérience. D’un diamètre de 15 cm, il possède un cône basse fréquence en multifibre, et intègre au centre un tweeter à dôme en magnésium capable de monter jusqu’à 30 kHz. Sa chambre arrière est ventilée et l’aimant est en néodyme. La suspension de profil breveté FyneFlute présente toujours d’un dessin très particulier, offrant plus de naturel et des transitoires rapides. Ce coaxial IsoFlare bénéficie des dernières avancées de Fyne Audio, dont un guide d’ondes interne optimisé par ordinateur destiné à minimiser les réflexions internes, améliorant les performances hors de l’axe.

Pour sortir un tel grave d’un si petit volume, la marque écossaise à conçu le BassTrax Tractrix, rayonnant sur 360 degrés grâce à un diffuseur conique placé en face de l’évent interne. Cela convertit l’énergie des évents dirigés vers le bas en un front d’onde régulier sur 360 degrés, par des ouvertures se situant au bas de chacun des côtés, ce qui produit un grave riche et maîtrisé qui emplit aisément la pièce. C’est vraiment efficace à l’écoute : en procurant un son plus immersif et homogène, le positionnement de l’enceinte devient beaucoup moins critique. Même dans les espaces plutôt difficiles, le système BassTrax évite les bourdonnements souvent causés par des évents traditionnels.
De seulement 32,5 cm de haut, pour 20,4 cm de large et 31,7 cm de profondeur, la caisse est réalisée en MDF de haute densité pour assurer une rigidité supérieure et minimise les vibrations indésirables grâce à un renfort interne. Le look avantageux comprend deux finitions en placage en bois véritable, plus un somptueux noir laqué piano. Par ailleurs, cette nouvelle série F500S met en œuvre un filtrage amélioré conçu et optimisé par ordinateur, intégrant des composants de haute qualité comme les doubles borniers dorés pour le bicâblage. Enfin, un réglage à l’arrière de l’enceinte permet d'ajuster l’aigu selon trois positions, sur +/- 3 dB (2.5 - 5.0 kHz) afin de l'adapter à la pièce d'écoute ou à ses goûts.
Ces enceintes à moins de 1 000 euros sont réellement surprenantes à l’écoute, d’abord par la taille de l’image qu’elles sont capables de construire devant vous, à l’opposé de leur format, rendu possible par un grave stupéfiant. Le BassTrax n’est pas un gadget marketing, mais fonctionne réellement bien, en procurant un grave que l’on n’imaginait pas d’une bibliothèque de cette taille. Il est certes plutôt opulent et chaleureux, sans doute pas d’une efficacité égalant les boomers de plus grand diamètre, mais rarement un 15 cm n’a paru aussi généreux dans le grave, bien mieux de ce qu’est capable la majorité des modèles de format réduit. Cela garantit une taille réaliste au trio de Bill Evans dans Portrait in Jazz, magnifique sur cette petite enceinte, qui ne musèle pas la belle contrebasse ni la présence de Scott LaFaro. Toute la volupté et les qualités de timbre prodiguées par les triodes 300B profitent aux F500S, qui s’en donnent à cœur joie. Sur le sublime You Must Believe in Spring de Bill Evans avec Eddy Gomez et Eliot Zigmund, l’intensité émotionnelle est respectée, grâce à un médium plein, à tendance chaleureuse certes renforcée par la triode, et un aigu qui monte haut, pétillant de finesse grâce à la membrane légère en magnésium.

Le Stabat Mater de Vivaldi dirigé par Philippe Pierlot se déploie avec aisance : les instruments gardent une bonne proportion et la voix pure de Carlos Mena s’exprime avec grâce et élégance, comme la flûte aérienne. Cela respire en permanence. Certes, sur les Concertos brandebourgeois de Bach interprétés par l’Akademie für Alte Musik de Berlin, malgré toute leur bonne volonté, les F500S n'égalent pas la restitution précise et réaliste de systèmes bien plus ambitieux (et onéreux…), y compris chez Fyne Audio, mais elles ne déméritent pas, car la profondeur est préservée, et la cohérence du coaxial aide à conserver une excellente dimension géométrique de l’image, ainsi qu’une cohérence tonale préservée. Le côté tonique des F500S présente toujours des surprises, comme sur l’album Trio! de Dabin Ryo, suffisamment vif et enlevé pour donner le sourire, et profiter de la belle couleur harmonique de ce piano. Ce sens alerte de la dynamique réjouit, loin d’être introverti comme certaines petites enceintes anglaises. Les instruments acoustiques s’expriment à merveille sur l’album Absinthe de Dominic Miller ; la guitare délicate et les fines percussions métalliques accompagnent un bandonéon expressif, en relief, et tout en matière. Ces Fyne Audio sont décidément bien surprenantes, surtout à ce prix.
La haute fidélité nous réserve parfois de belles découvertes, cette fois-ci complètement accessibles, qui feront la joie d’une majorité de passionnés au budget contenu. On pourra certes leur associer un intégré entrée de gamme pas cher, mais elles méritent mieux, et le rendront à merveille, sans aller non plus à des excès tarifaires. Fyne Audio démontre une maturité de son savoir faire impressionnant, dont profitent ces petites F500S craquantes et abordables.
Timbre
Dynamique
Scène sonore
Qualité / prix
8
Plaisir musical
7
Facilité d'utilisation
8
Qualité de fabrication
7
Finition : chêne noir, noyer, noir piano
Dimensions : (L x H x P) : 204 x 325 x 317 mm
Poids : 8.3 kg
Type : bibliothèque 2 voies
Haut-parleur : 15 cm IsoFlare
Aigu : 25 mm en magnésium
Réponse : en fréquence : 45 Hz à 34 kHz
Fréquence : de coupure : 1 700 Hz
Filtrage : passe-bas du 2e ordre, passe-haut du 1er ordre
Sensibilité : 89 dB
Impédance : nominale : 8 ohms
Borniers : bi-câblage

