

Compact mais ambitieux, le Sonoro Avaton entend réunir simplicité, musicalité et richesse fonctionnelle dans un système tout-en-un haut de gamme, conçu pour l’écoute quotidienne.
La marque allemande poursuit ici une ligne claire : proposer des appareils faciles à vivre, bien fabriqués et parfaitement adaptés aux usages numériques actuels. Après le Meisterstück Gen2, l’Avaton s’inscrit comme un tout-en-un premium combinant amplification, streaming Hi-Res et radio, mais cette fois sans lecteur CD et ainsi destiné à l’audiophile souhaitant limiter la multiplication des éléments séparés sans sacrifier la qualité sonore.
Façade élégante au design intemporel, inspirée de l’esprit Bauhaus, où la forme s’efface au service de l’usage.

Sur le plan technique, l’Avaton repose sur une amplification en classe D correctement dimensionnée pour des pièces de taille moyenne, environ 20 m². Quatre haut-parleurs et un woofer participent à l’action, associés à un DAC interne de dernière génération et à une plateforme réseau complète (Wi-Fi, Bluetooth bidirectionnel, HDMI, services de streaming).
Les choix sont cohérents : conception compacte, bruit et distorsion maîtrisés, puissance raisonnable mais contrôlée. Peu de complexité apparente, mais un réel travail de fond pour délivrer un signal propre, stable et lisible.
L’ergonomie est intuitive, la connectique couvre l’essentiel (optique, USB, Ethernet, entrées analogiques) et l’ensemble inspire une réelle maturité industrielle.
Sur la « Sonate n°1 » de Beethoven (Papavrami / Guy), l’Avaton installe une restitution posée et lisible. Le violon se déploie avec une articulation souple, sans dureté dans le haut du spectre, tandis que le piano conserve une assise harmonique crédible, ses résonances restant bien contrôlées.
Les timbres apparaissent naturels, sans mise en avant artificielle, et les harmoniques se développent avec progressivité, ce qui favorise une écoute sereine et continue.
Avec Island of Souls de Sting, la scène sonore s’organise de manière cohérente, laissant aux cordes et à l’élégante guitare acoustique de Dominic Miller une place clairement définie. La voix se projette avec une bonne intelligibilité, respectant son grain légèrement chaleureux, sans chercher à élargir artificiellement l’image.
Sur « Blue Jelly » (Thad Jones / Frank Wess / Kenny Burrell), l’Avaton montre une aptitude convaincante à restituer le mouvement et le swing, sans raideur ni précipitation.
Les échanges entre les musiciens restent lisibles, la micro-dynamique accompagne les inflexions de jeu avec souplesse et, même lorsque le message se densifie, l’appareil conserve une tenue d’ensemble satisfaisante, sans sensation de compression ni brouillage du message musical.

Le Sonoro Avaton s’inscrit dans la logique des systèmes tout-en-un compacts, en mettant l’accent sur l’équilibre comme ligne de conduite, la cohérence de fonctionnement et la simplicité de mise en œuvre.
À l’écoute, l’équilibre tonal apparaît globalement respecté, avec une dynamique mesurée et une scène sonore correctement hiérarchisée au regard du format et de la conception.
L’appareil ne vise pas les performances d’ensembles hi-fi séparés plus ambitieux, mais propose une restitution stable et lisible pour un usage domestique courant.
Sa puissance disponible le destine principalement à des pièces de taille modérée ; dans ce cadre et à ce niveau de prix, la proposition reste rationnelle et bien positionnée.
Timbre
Dynamique
4
Scène sonore
4
Qualité / prix
Plaisir musical
Facilité d'utilisation
Qualité de fabrication
HDMI ARC, entrées audio numériques et analogiques, USB, connectique complète et pratique.

