TAD se lance enfin dans l’amplificateur intégré
Connue historiquement pour ses haut-parleurs et enceintes de monitoring professionnelles, TAD, pour Technical Audio Devices, développe également des électroniques audiophiles depuis la fin des années 2000.
La marque japonaise avait jusqu’ici privilégié les configurations séparées avec préamplificateurs et blocs de puissance. L’A1000 marque donc un tournant important puisqu’il s’agit du tout premier intégré de son histoire.
Ce modèle rejoint la série Evolution et conserve immédiatement tous les codes esthétiques et techniques propres à TAD : construction massive, présentation minimaliste et ambition clairement High-End.
Une conception massive et très audiophile
Le TAD A1000 impressionne d’abord par sa construction. Avec près de 29 kg sur la balance, le châssis en aluminium usiné repose sur une architecture extrêmement rigide et compartimentée.
L’intérieur est divisé en plusieurs sections afin d’isoler les différents étages électroniques et limiter les interférences. La section alimentation bénéficie également d’un blindage spécifique.
Le constructeur utilise en parallèle un système de découplage mécanique reposant sur trois pieds à pointes inversées, une solution destinée à limiter les vibrations parasites.
La façade reste volontairement épurée, dominée par un large potentiomètre central monté sur roulements à billes.

Classe D, topologie symétrique et forte capacité en courant
L’A1000 adopte une architecture entièrement symétrique associée à une topologie pontée BTL sur chaque canal.
TAD fait ici un choix assez atypique dans cette gamme tarifaire en misant sur une amplification en classe D. Mais l’objectif n’est pas la compacité ou le rendement énergétique : la marque cherche avant tout à obtenir une forte capacité en courant et un contrôle maximal des enceintes.
L’ensemble repose sur une alimentation linéaire particulièrement généreuse, composée de deux transformateurs toriques et d’importants condensateurs de filtrage.
Le contrôle de volume utilise quant à lui un réseau de résistances commutées, une solution réputée pour sa précision et sa transparence.
Une connectique pensée pour les systèmes haut de gamme
L’arrière de l’appareil confirme l’orientation très audiophile du produit.
Le TAD A1000 dispose de quatre entrées XLR symétriques ainsi que de deux entrées RCA asymétriques. Les imposants borniers enceintes témoignent également du sérieux de la conception.
Aucune fonction réseau, aucun DAC intégré, aucun streaming : TAD reste ici dans une approche purement analogique et centrée sur la qualité du trajet du signal.
Ce qu’on en pense
Le TAD A1000 ressemble moins à un “premier intégré” qu’à une démonstration de savoir-faire.
La marque japonaise ne cherche clairement pas à séduire un large public mais à proposer une alternative aux ensembles préampli + blocs séparés, sans compromis sur l’architecture interne.
Le choix de la classe D dans ce contexte est particulièrement intéressant. TAD tente ici de marier puissance, rapidité et raffinement dans une approche très différente des intégrés traditionnels en classe AB.
Avec son tarif de 26 000 €, l’A1000 reste évidemment réservé à une clientèle très haut de gamme, mais il confirme surtout que TAD continue d’avancer avec une vision très cohérente et très ambitieuse de la haute fidélité.

Spécifications techniques
Type : amplificateur intégré stéréo
Puissance : 250 W sous 4 ohms
Amplification : classe D
Architecture : symétrique pontée BTL
Entrées : 4x XLR symétriques, 2x RCA asymétriques
Consommation : 130 W
Consommation en veille : 0,5 W
Dimensions : 440 x 200 x 553 mm
Poids : 29 kg
Prix : 26 000 €










