
L’édition 2010 du Salon Haute Fidélité & Accessoires aura lieu les samedi 16 et dimanche 17 octobre de 10 heures à 19 heures à l'hôtel Marriott, au 17 boulevard Saint-Jacques, dans le quatorzième arrondissement de Paris. Comme tous les ans, cette manifestation se concentrera sur la présentation d’écoutes de qualité dans des conditions domestiques.
L’entrée sera de 10 euros, mais le ticket permettra à chaque visiteur de profiter du salon pendant toute sa durée, c’est-à-dire les deux journées.
Une entrée gratuite sera offerte dans le numéro d'octobre de Haute Fidélité.
Voici une liste des marques présentées pendant cette manifestation. Elle est non exhaustive ; des surprises sont toujours possibles :
Eera, Art Audio, KR Audio, Von Schweikert, Harmonic Technology, Marten Design, Kubala Sosna, Jorma Design, Vitus Audio, Nu Force, Lehmann Audio, Finite Elemente, HMS, Raven, Pathos, Audio Synthesis, Acrolink, EgglestonWorks, Emillé Labs, James, Luxman, Music First Audio, Solid Tech, Wavac, Zanden, Zingali, Gryphon, Rockport Technologies, EmmLabs, SRA, Elrod, Convergent Audio Technology, Pierre-Etienne Léon, 3D Lab, Brinkmann, Hegel, HRS, Isophon, Goldmund, Raidho, Chapter, Xindak, Totem, Be Chocolate, Hi-Fi Câbles & cie, Neodio, Actinote, Van Medevoort, Duevel, CEC, Marantz, Boston, Mordaunt Short, Pass Labs, Leonardo, Pascal Louvet, Stealth, Hansen Audio, 47 Labs, Lector, Audia, Fischer & Fischer, Vyger, Van Den Hul, Alef, Ergo, Kelinac, Icos, Musical Fidelity, AudioNec, ProAc, Aesthetix, Avid, Dynavector, Chord Company, Moon, Atoll, Atohm, Mulidine, Euphya, Quellis, Audio Analogue, Accuphase, JBL, WireWorld, PS Audio, Lamm Industries, Gemme Audio, Lyra, Venture, Nespa, Graham, Art & Technologie, ADN Acoustics, Artesania, Métronome Technologie, Dali, Cary Audio, Verity Audio, Nagra, Kuzma, Purist Audio Designs, Vibex, Tri Corporation, Audium, Harmonix, sans oublier les stands statiques de Elite Diffusion, Jazzybird, Supra, Absolue Créations et Pier Audio Series by Yaqin.
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C’est au cours d’un de nos déplacements que nous avons eu l’occasion de rencontrer Monsieur X. Grand amateur de restitution sonore et érudit de l’audio, il a constitué un impressionnant système qu’il nous a conviés à découvrir. L’envergure de sa chaîne est telle que l’on comprend qu’il souhaite conserver l’anonymat ! Monsieur X ne recherche pas les dernières nouveautés, mais au contraire, les références ultimes qui ont jalonné l’histoire de la haute-fidélité mondiale. À cet égard il guette patiemment les plus belles pièces au cœur de la toile, et lorsqu’il les a localisées, les acquiert, où qu’elles soient dans le monde. C’est donc chez un enquêteur aguerri que nous avons ainsi pénétré !
Comme vous le comprendrez assez vite, le système de Monsieur X est en fréquente évolution. Le jour où nous lui avons rendu visite, il recevait à peine sa seconde paire de blocs mono Jadis JA500 ! Et pour être tout à fait honnête, il n’était pas encore fixé à 100 % sur la référence de sa future platine tourne-disque. Mais pour l’essentiel, la chaîne était absolument opérationnelle.

Bien qu’installée dans une pièce assez étroite, elle parvenait à délivrer une performance remarquable, dont le propriétaire des lieux était parfaitement satisfait. Il nous confia cependant, qu’une pièce plus spacieuse de son pavillon était en cours de réfection et accueillerait bientôt l’installation !

Monsieur X privilégie les grandes œuvres de la production mondiale, à commencer par les enceintes acoustiques les plus exotiques de type « panneau ». Dans cette caste, les Apogée sont ses favorites. Il a d’ailleurs opté pour une paire de Diva qui furent les plus chères de la marque américaine lorsqu’elles sont sorties en 1988. De forme trapézoïdale, elles mesurent 1,88 de haut pour 82 cm de large à la base. Il s’agit d’un système trois voies. Le grand panneau de grave est réalisé à l’aide d’un mélange d’aluminium et de kapton, tout comme le ruban de médium constitué de trois segments. Quant à l’aigu, il est reproduit par un ruban d’aluminium pur. La bande passante est très large puisqu’elle affiche 25 Hz à 25 kHz, avec une première fréquence de coupure à 550 Hz et une seconde à 12 kHz. Le filtre externe propose différentes positions pour le grave (normal et bas), pour le médium (normal et haut), pour le haut médium (haut, normal et bas) et enfin pour l’aigu (haut, normal et bas).

Chaque paire de blocs mono Jadis JA 500 se présente en quatre châssis : les deux unités de puissance proprement dites, et les deux alimentations séparées régulées par tubes. Sur cette photo, on n'aperçoit que les unités de puissance, les quatre alimentations étant en dessous.
Les JA500 peuvent développer 400 watts par canal à l’aide 12 tubes 6550. Chez Jadis, il existait également des versions pourvues de tubes KT90. Mais c’est le transformateur de sortie qui fait vraiment la différence chez Jadis. Véritablement énorme, c’est une pièce essentielle du JA500, comme de tous les Jadis. André Calmettes, le concepteur, a coutume de dire que le transformateur de sortie détermine à 90% la qualité sonore d’un amplificateur à tube. Les transformateurs Jadis sont donc des fabrications maison, parfaitement adaptées aux circuits que l’on place en amont et largement surdimensionnés. Monsieur X a acquis au fil du temps deux paires de JA500, soit huit blocs. Dans un premier temps, il alimente les Diva en mono, mais après le paramétrage du filtre actif Apogée DAX, il disposera d’une bi-amplification active.

Lorsqu’il a souhaité acquérir un préamplificateur, Monsieur X a craqué pour un ensemble complet Wavac « ligne + phono + passif ». L’offre était si interessante qu’il n’y a pas résisté. Le Wavac PR-T1 est un préampli ligne à tubes triodes JAN5814. Il ne comprend aucun condensateur et aucune résistance sur le trajet du signal. Il est pourvu d’une alimentation séparée PS-X2 dont la régulation est effectuée par tubes également. Enfin, les transformateurs d’alimentation sont eux aussi séparés dans un troisième boîtier, le TR-B1. Les châssis sont assemblés à l’aide de plaques d’aluminium de 70 mm d’épaisseur. D’ailleurs, malgré sa compacité, le préampli pèse 15 kilogrammes. Le LCR-X2 est un étage phono de haute précision basé sur une double triode miniature 6DJ8. Comme le PR-T1, il est alimenté par une PS-X2 et un TR-B1. Comme on peut le voir sur cette photo, l’intégralité du câblage du système est confiée à de l’Argento série Flow.

Le très beau convertisseur Zanden Model 5000 est basé sur une puce Philips TDA 1541 qui ne date pas d’hier, puisqu’elle a presque vingt ans aujourd’hui : un âge canonique selon les critères de la technologie numérique, selon certains. Mais elle jouit d’un très beau prestige auprès du constructeur japonais, car elle possède exactement les caractéristiques techniques définies dans le Red Book (le cahier des charges de la norme CD). Le TDA1541A offre l’avantage d’être un convertisseur fonctionnant en 16 bits avec un suréchantillonnage de 44,1 kHz. En outre, ce composant n’intègre aucun filtrage numérique ou analogique contrairement aux circuits intégrés actuels qui concentrent toutes les fonctions en leur sein. Il est donc possible de concevoir un environnement à la carte particulièrement soigné, ce qu’à fait Zanden avec un savoir-faire évident.

Le transport Forsell Air Reference ne date pas d’hier. Pourtant, il est encore considéré comme une machine de grande performance. Cet imposant appareil fabriqué en Scandinavie, comme la platine tourne-disque du même nom, est doté d’un fonctionnement sur coussin d’air de la mécanique. Il s’agit d’une Philips CDM4 intensivement remaniée. Elle est reliée à un compresseur extérieur qui assure l’isolation du bloc optique. C’est pourquoi on aperçoit sur la photo une durite transparente.


Grand amateur de réception radiophonique, Monsieur X a naturellement opté pour une référence en la matière. Le Marantz 10B (photo du haut) est en effet considéré par certains mélomanes avertis comme le meilleur tuner disponible. Ces grandes forces résident dans un naturel sans précédent, une image immense, une résolution des plus petits détails. Revers de la médaille, son grave n’est pas le plus démonstratif, pas plus que sa sélectivité ne soit la meilleure. Mais si on a la chance d’en trouver un en parfait état, c’est une aubaine. Mais comme il s’agit d’un produit délicat, les propriétaires avisés de 10B ont souvent un back up, comme Monsieur X…
En effet, si le Mc Intosh MR71 (photo du bas) est intrinsèquement moins rafiné que le 10B, il est néanmoins excellent et surtout d’une fiabilité parfaite.

La qualité du secteur n’étant pas toujours assurée, Monsieur X a pris soin de prendre des précautions sur ce terrain. Là encore, il nous surprend par un choix à la fois original et judicieux. Il a en effet jeté son dévolu sur un Isoclean PT-3030G. Fabriqué à Hong Kong, ce dispositif est en réalité un « super » transformateur d’isolation d’une gigantesque capacité de 3000 VA. Mais de toute façon, Monsieur X ne l’utilise que pour les sources. Ces blocs sont construits en majorité à l’aide cuivre pur, d’où les 27 kilogrammes avoués sur la balance, malgré l’encombrement réduit.
Un reportage de Laurent Thorin
En ce début d’été, toute l’équipe de Marantz France conviait la presse à découvrir en avant-première les nouveautés de la rentrée 2010, c’est-à-dire pas moins de dix-huit références inédites que la marque va proposer dès Septembre à tous les amateurs de musique. Car, comme l’affirme le constructeur, c’est la musique qui compte avant tout !

Cette présentation avait lieu dans le cadre bucolique du Domaine de la Vigne de Paris Bagatelle, situé dans le seizième arrondissement, en bordure du Bois de Boulogne. C’est la seule exploitation viticole privée à Paris, constituée de 400 ceps de vigne et d'un chai de vinification.
Pour Marantz, le programme est limpide : renforcer son offre dans le domaine de la stéréo, pour des raisons évidentes. D’abord parce qu’il s’agit de son héritage historique, tel que l’a voulu Saul Marantz, son créateur. Ensuite, parce que la consommation de musique est en plein essor, grâce à l’avènement des baladeurs et des smart-phones. Enfin, car, selon le constructeur, la tendance actuelle est clairement au 2.0 et 2.1.
Indéniablement le marché évolue, le nombre de médias disponibles augmente et se diversifie, et le constructeur constate une demande croissante de supports qualitatifs pour exploiter cette musique. Le traitement audio et l’amplification restent donc plus que jamais des points clés, et des domaines à l’ordre du jour !
Pour étayer cette argumentation, Marantz propose d’abord un convertisseur audio multisupport. Le NA7004 n’est pas le premier « dac » de la marque, mais jusque-là, Marantz n’avait proposé que des produits plus classiques tels que les DA94 et DA12, qui complétaient le lecteur CD94 et le transport CD12, des références qui remontent à une période lointaine…

Le NA7004 est un appareil extrêmement moderne qui concentre des fonctionnalités nombreuses comme une section tuner très complète à la fois hertzienne (DAB / DAB+ / FM RDS) et internet (vTuner, Napster). Il est apte à fonctionner en réseau comme l’illustre sa certification DLNA 1.5. il possède une entrée USB iPod/iPhone, et grâce à ces derniers, une interface web. Il supporte les formats WMA, MP3, MPEG-4 AAC, WAV et FLAC. Ses entrées numériques sont de type USB, S/PDIF (sur RCA) et optique (TosLink). Enfin, il est compatible M-Xport pour une connexion bluetooth optionnelle.

Sur un plan plus technique, il embarque un circuit Marantz M-DAX2 pour une restitution optimale de l’audio compressé, des étages de sortie HDAM-SA2 pour un traitement audio de haute qualité, et le même convertisseur Crystal CS4398 que le lecteur SA15 S2. Notons sa sortie casque haut de gamme et la présence d’un châssis renforcé. Résultat : une vraie signature sonore Marantz. Et tout cela pour seulement 900 euros. Notons que c’est le produit de la nouvelle gamme qui sera disponible le plus tardivement, à partir d’octobre 2010.

Pour coller à la demande du marché dès les strates tarifaires les plus abordables, Marantz propose son incontournable duo PM5004/CD5004, à 379 euros l’appareil, et disponible en noir ou SilverGold (un mélange anodisé bi-ton assez réussi) ! L’ampli est réalisé à l’aide de composants audiophiles. Il possède cinq entrées, plus une Phono MM (pour cellules à aimant mobile). Il développe 40 watts par canal sous 8 ohms (55 sous 4). Le lecteur utilise un convertisseur CS4392 et déjà les étages HDAM-SA2 ! Notons qu’il est pourvu d’un contrôle du pitch.

Dans la même série, mais avec des ambitions plus marquées, le nouvel amplificateur intégré PM7004 sera proposé à 779 euros. La puissance monte d’un cran, à 70 watts sous 8 ohms (100 sous 4). Le circuit de contre-réaction est entièrement discret. Cette fois ce sont les modules HDAM-SA3 qui sont mis à contribution. L’alimentation utilise un transformateur à haute capacité en courant. Mais comme les voitures modernes, le PM7004 possède un Auto Power OFF (EuP), pour faire des économies d’énergie ! Enfin, on note la présence du nouveau Tri-Tone Control, une série de correcteurs de tonalité débrayables, qui, aux bandes grave et aiguë, ajoute une section médium, pour corriger les enregistrements très compressés.

Après le succès de la série limitée KI Pearl, Marantz décide d’en décliner une ligne plus abordable (et non limitée) : les KI Pearl Lite ! Brillante idée qui se matérialise par le lecteur SA-KI Pearl Lite et l’ampli PM-KI Pearl Lite, proposés chacun à 1 299 euros. Le premier est compatible avec les disques encodés en SACD, CD, CD-RW, MP3, WMA, qui prendront place dans son beau tiroir composite (du Xyron très exactement). Dans le châssis cuivré on trouve une belle alimentation à base d’un transformateur torique et de composants personnalisés. On y reconnaîtra le circuit HDAM-SA2. Le SA-KI Pearl Lite sera doté d’une entrée USB compatible iPod/iPhone et d’un mode DAC qui permettra d’exploiter l’excellent convertisseur interne à l’aide d’un périphérique extérieur. L’ampli développera respectivement 70 et 100 watts sous 8 et 4 ohms. Techniquement il présentera un châssis et une alimentation aussi élaborés que le lecteur, plus une connectique HP de premier choix.

Enfin, nous ne résistons pas au plaisir de vous présenter le « récepteur » M-CR503, un craquant combiné ampli-CD-radio développant alternativement 2 x 50 watts ou 4 x 25 watts, pour une éventuelle utilisation multiroom. Entrée USB iPod, M-Xport pour connexion Bluetooth et sortie Subwoofer sont au rendez-vous. Tout cela pour 549 euros, c’est cadeau !
Un reportage de Laurent Thorin
Cela fait quelques années que nous sommes utilisateurs des fameuses coupelles Acoustic System International (ASI). Passée la première surprise, que tout amateur ne peut que ressentir face à ces curieux petits objets, et à leur étonnante performance, vient le temps où l’esprit cherche à comprendre son fonctionnement. Pour parler simplement, disons que ces résonateurs permettent de convertir des basses fréquences gênantes en hautes fréquences « utiles ». Ils travaillent sur les flux d’air en vibrations dans la pièce, et les contrôlent.
Loin de vouloir tout expliquer, nous avons surtout désiré vous montrer toutes les étapes de leur fabrication afin d’en mieux comprendre la composition, et surtout illustrer qu’il ne s’agit pas d’un bricolage, mais d’une opération méthodique qui fait appel à des techniques bien précises.

La première étape consiste à créer un modèle en cire de la coupelle qui servira à la conception de la matrice. Ces modèles sont ensuite attachés à un axe central comme les branches sur un arbre.

L’arbre est d’abord placé dans un cylindre ajouré, lequel est rempli d’une substance identique à celle utilisée pour fabriquer les prothèses dentaires. Le tout est placé dans un four qui va effectuer une cuisson à 800°. Lors de cette cuisson, la cire va fondre, et la pâte durcir, ce qui va permettre de créer la matrice.

Dans le creuset, Franck Tchang fait fondre des filaments de métaux précieux, en proportions nécessaires pour la réalisation des coupelles correspondantes. Ainsi, pour fabriquer des Silver, il fait un mélange à forte teneur en argent et faible teneur en cuivre. Pour Les Basic, c’est le contraire. Le chalumeau chauffe jusqu’à 1500° ce qui lui permet de fondre toutes les coupelles de sa gamme à l’exception des Platinum. En effet, la fusion du platine se fait à 2000°. Il sous-traite cette opération chez un spécialiste.

Dans l’orifice cylindrique noir (à droite sur la photo), Franck a préalablement installé la matrice dans son « panier » ajouré. Il se prépare à y verser le mélange métallique en fusion.

Le Microvac 100 est une machine sous vide dont la fonction est de retirer toute trace d’air de la matrice, quelles que soient les conditions. A ce stade, le métal liquide emplit la matrice et en occupe les moindres interstices. L’opération ne dure que quelques secondes.

Une fois la matrice sortie, elle est plongée immédiatement dans un seau d’eau froide pour interrompre le phénomène de « cuisson ». Le choc thermique durcit instantanément le métal. Mais cette opération va également fait fondre le « plâtre ». Seule la partie métallique demeure : l’arbre est constellé de coupelles prêtes à entrer dans la phase finale de fabrication.

Entre un modèle « qui tombe de l’arbre » et le produit fini, il y a encore du travail ! Dans un premier temps, on procède à un ébavurage pour enlever toute trace du point d’attache, et pour rendre les rebords lisses. Puis on procède à plusieurs opérations successives de polissage pour obtenir le fini miroir.

Pour le modèle en platine, le traitement de surface et le polissage sont bien plus longs, car c’est un métal infiniment plus difficile à travailler. En outre, le surfaçage ne permet pas un état totalement lisse. La coupelle conserve un aspect légèrement tavelé.
Un reportage de Laurent Thorin
















